Signature de documents lors d'un rendez-vous avec un conseiller, illustration de la gestion de patrimoine

Conseiller en gestion de patrimoine : rôle, rémunération, et comment vérifier son immatriculation

Le titre de « conseiller en gestion de patrimoine » n’est pas protégé en tant que tel en France : n’importe qui peut se présenter ainsi. Ce qui est encadré, en revanche, ce sont les activités qu’il exerce concrètement — conseil en investissement, courtage en assurance, intermédiation bancaire. Voici comment s’y retrouver avant de confier son patrimoine à quelqu’un.

Le réflexe de base : vérifier l’ORIAS

L’ORIAS, registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, est le premier point de contrôle, gratuit et accessible en ligne. Un CGP sérieux y est immatriculé sous une ou plusieurs des catégories qui couvrent ses activités réelles : courtier en assurance, intermédiaire en opérations de banque, ou conseiller en investissements financiers. L’absence d’immatriculation ORIAS pour une activité qui l’exige est un signal d’alerte immédiat, sans exception.

Le statut CIF, pour le conseil sur les instruments financiers

Le statut de conseiller en investissements financiers (CIF) encadre spécifiquement le conseil personnalisé sur des instruments financiers (actions, fonds, PEA, etc.). Il suppose la réussite d’un examen certifié par l’AMF, l’adhésion à une association professionnelle agréée, la remise d’une lettre de mission avant toute prestation, et une évaluation formalisée de l’adéquation du conseil au profil du client. Un CGP qui recommande des supports d’investissement sans ce statut, ou sans lettre de mission, sort du cadre réglementaire.

Honoraires ou rétrocessions : un point à clarifier avant toute mission

Deux modèles de rémunération coexistent, et ils ne sont pas neutres. Les honoraires sont payés directement par le client, en contrepartie du conseil rendu, indépendamment des produits recommandés. Les rétrocessions sont des commissions versées au CGP par les sociétés de gestion ou les assureurs dont il distribue les produits — souvent de façon récurrente, tant que le client reste investi.

Le problème n’est pas la rétrocession en tant que telle, mais le conflit d’intérêts qu’elle peut créer : un conseiller rémunéré davantage par certains produits a un intérêt structurel à les recommander plus souvent, indépendamment de leur pertinence réelle pour le client. La réglementation impose aux CGP de documenter des critères objectifs de sélection et de gérer ce conflit, mais la vigilance du client reste la meilleure protection.

Les questions à poser avant de signer

Trois questions permettent de clarifier une relation avant qu’elle ne commence : le conseiller est-il immatriculé à l’ORIAS pour l’ensemble des activités qu’il exerce avec vous ? est-il rémunéré par honoraires, par rétrocessions, ou par un mélange des deux — et dans quelles proportions ? et remet-il une lettre de mission écrite précisant l’étendue et les limites de sa prestation ? Un professionnel sérieux répond sans détour à ces trois questions.

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Information générale. Ce contenu ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Il présente un cadre de vérification général ; il ne se substitue pas à une vérification individuelle des habilitations d’un professionnel donné.